Loin de moi l'idée de taper un article, j'ai bien autre chose à faire, mais comme mon linge peut attendre, que le monde présent sur "mess anger" (une colère d'un bordel sans nom) n'a pas à endurer ma présence publique et qu'avec consternation je note mon attrait pour la vanne de bas étage, n'allons pas plus loin.
Bon, tapons de quoi réconcilier mon lectorat avec cet espace hibernétique (qui se ménage en hiver) sans trop de mots ni même de jeux en cette année 2008 après Jésus Christ et 13 après Jacques Chirac. Déjà, voilà qui réveillera la mélancolie de la droite qui voulait garder la France dans la merde et dans le passé.
Le petit dernier, comme on dit, lui gardera la France dans la merde mais dans le présent. Un coup de pied au cul de notre idéal démocratique républicain pour bien sentir qu'on rouille un peu mais pas trop encore, attendez la suite, on a encore quatre ans à tirer.
Bon.
Moi-même déçu par mon mutisme post-électoral, je n'ai même plus le temps de penser à ce que je pourrais commenter ce qui se trame en haut lieu, tant je vous fais confiance dans la lecture de l'absurdité dans ce -même pas- remue ménage.
L'élection du seigneur n'avait rien à envier celle de son prédécesseur, et leur parcours étonnamment identique sur pas mal de points est évident. La drôlerie du "j'ai changé" vous convaincra. Mais cet actuel hominidé que je me décide à ne pas nommer ne m'invite pas à parler de lui aujourd'hui. Je serais ravi de tenir un discours pompeux comme il s'en fait tant, et bien que tenir ce blog en vie me fasse plaisir, je tiens tout de même à conserver le peu de conscience que j'ai jamais eu à parler d'autre chose.
D'une part, ce que je dirai n'apportera rien au débat puisque débat il n'y a pas; il est de rigueur pour ceux qui font vivre la parole publique de toujours parler des gens qui tiennent les haut lieux , d'en dire des choses gentilles quand ça le mérite et puis de faire des blagues pour attirer l'attention quand ça part en sucette ou que des bévues sont lâchées dans l'océan d'information qui nous berce tous les jours. Finalement on croit savoir ce qui se passe, même quand on sait qu'on ne sait pas tout, et puis finalement tout est si compliqué et imbriqué avec d'autres choses qu'on ne sait finalement rien du tout. Intéressons-nous à ce qui justifie une pensée saine plutôt que nous entretenir dans un essai de compréhension celle qui nous endort. Et vous voyez là je dis encore de la merde. Finalement ce blog voit arriver la zététique la plus démagogique. J'écrirai plus clairement une autre fois.
D'autre part je ne sais plus quoi dire alors je me relis.
Enfin, mon linge ne m'a pas attendu et le crachin que Pachamama lui adressait m'a suffit pour me détourner de la rédaction de cet article qui ira au Panthéon des articles prolixes et stériles, mais de bon aloi.
Pour ne pas conclure et essayer de garder mes pensées avec TTC en fond sonore, je dirais que les prochains articles ne s'annoncent pas plus propres. N'ayant plus vraiment le temps de chercher des choses à écrire, je prendrai le temps de taper à "public aimé mon amour", oui c'est toi, des brûlots tièdes, des pamphlets candides, de ces textes analphabètes qui font ma joie quand j'en viens à les regretter. Purement défoulatoire, ce blog ne suscite plus en moi la verve utile dont j'aime être honteux. Le peu de souvenirs que j'ai de ces articles où je me donnais des airs de dénonciateur rigolo remplit ma gorge de cette boule de suif que connaissent bien les nègres. Pauvres gens de lettres résolus à vendre leur plumes aux quelques inutiles qui font le corps de cette chose qu'on appelle vie publique.
Car la
res publica n'est pas de cela. Et pourtant, j'ai tellement envie de me contredire.
Oui, bon, oubliez le jeu de mots que j'appellerai lapsus, la chose publique n'est pas de ceux-là, car l'inverse m'a tout l'air d'être la réalité.
Enfin bon, je n'apprendrai à personne que tout personnage politique cultive son image. Bref, je n'ai pas envie d'en parler non plus et la stérilité naissante de cet article pondu sur un coup de tête me convainc d'aller chercher une illustration.
Voilà, c'est trouvé, bon, je fais dans le classique aujourd'hui mais comme le disait Pierre Desproges ce matin sur France Inter y'a plus de pudeur à cacher son coeur qu'à cacher son cul. Non ça ne justifie rien. Tant pis.
Tant mieux!
Ci-dessous, donc, un court métrage sur nos amis félidés. Minute de félicité offerte par nos amis Bruno, Chantal, Alain et Dominique.
Merci pour eux. Allez, salut!